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Pourquoi manger moins de viande rouge?

14 avril 2026

Observatoire de la prévention

de l’Institut de Cardiologie de Montréal

Temps de lecture 3 minutes
bol de chili
Du point de vue scientifique, il n’y a aucun doute. Une consommation élevée de viandes rouges, surtout celles qui sont transformées, a des effets négatifs sur la santé, autant physique que mentale. On fait le tour de la question et des solutions avec l’Observatoire de la prévention.

Consommer de la viande rouge augmente le risque cardiovasculaire

Les conclusions de la grande majorité des études vont dans le même sens. Les personnes qui consomment le plus de viandes rouges (bœuf, veau, porc, cheval, agneau et mouton) et de leurs dérivés transformés (saucisses, jambon, bacon, etc.) sont à plus haut risque de souffrir de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2, et de mourir prématurément que celles qui en consomment le moins.

À l’inverse, une diminution de la consommation de viandes rouges et transformées au profit d’un apport plus élevé en protéines de sources végétales peu transformées (légumineuses, tofu, noix, graines) est associée à une réduction du risque de développer ces maladies.

La consommation de viande rouge affecte le cerveau

Les études récentes suggèrent qu’une consommation élevée de viandes rouges et transformées pourrait également influencer négativement la santé du cerveau. Les neurones sont fortement dépendants d’un apport sanguin adéquat puisque le cerveau reçoit à lui seul 15 % du débit cardiaque. Le fonctionnement des neurones est donc forcément très sensible à la hausse du risque de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2 observée chez les plus grands mangeurs et mangeuses de ce type de viande.

On a observé les personnes qui consomment environ 2 portions de viande rouge transformée par semaine (ce qui correspond à seulement 1 saucisse ou 1 tranche de jambon). Elles présentaient un risque 13 % plus élevé de développer un trouble neurocognitif majeur (ex.: maladie d’Alzheimer) comparativement à celles qui mangent rarement des viandes rouges transformées.

L’étude montre cependant que ce risque accru de troubles cognitifs peut être grandement atténué en modifiant son alimentation. Particulièrement en remplaçant la viande rouge transformée par d’autres sources de protéines. Il existe plusieurs options, que ce soit les noix et légumineuses, le poisson, la volaille, les œufs ou encore les produits laitiers faibles en gras.

La production de viande rouge génère des GES

La production de nourriture est responsable à elle seule d’environ 30 % de l’ensemble des gaz à effet de serre (GES). La moitié de ces émissions, soit 15 %, proviennent du méthane généré par le bétail. À titre de comparaison, la production de chaque gramme de protéine de bœuf génère environ 250 fois plus de GES que la même quantité de protéine provenant des légumineuses!

Remplacer régulièrement la viande rouge par des sources de protéines végétales représente donc une des façons les plus faciles de contribuer à une réduction des GES.

Manger moins de viande pour notre santé et celle de la planète

Comme le fait si bien le Guide alimentaire canadien, c’est une plus grande consommation de végétaux qu’il faut promouvoir, pas celle de viandes rouges! Un remplacement, même partiel, des viandes rouges et transformées par d’autres sources de protéines saines, comme les légumineuses, les noix et le poisson, peut grandement contribuer à améliorer la qualité de l’alimentation et ainsi améliorer les probabilités de vieillir en bonne santé. On fait comment?

On adopte les moitié-moitié

Dans les recettes qu’on connaît, il suffit de remplacer la moitié de la viande par une protéine végé, comme de la PVT, des lentilles, du tofu, etc.

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Cet article est une adaptation d’un texte initialement publié à observatoireprevention.org. Les études dont sont tirés les résultats mentionnés ci-dessus sont décrites plus en détail dans l’article original.

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