Consommer de la viande rouge augmente le risque cardiovasculaire
Les conclusions de la grande majorité des études vont dans le même sens. Les personnes qui consomment le plus de viandes rouges (bœuf, veau, porc, cheval, agneau et mouton) et de leurs dérivés transformés (saucisses, jambon, bacon, etc.) sont à plus haut risque de souffrir de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2, et de mourir prématurément que celles qui en consomment le moins.
À l’inverse, une diminution de la consommation de viandes rouges et transformées au profit d’un apport plus élevé en protéines de sources végétales peu transformées (légumineuses, tofu, noix, graines) est associée à une réduction du risque de développer ces maladies.
La consommation de viande rouge affecte le cerveau
Les études récentes suggèrent qu’une consommation élevée de viandes rouges et transformées pourrait également influencer négativement la santé du cerveau. Les neurones sont fortement dépendants d’un apport sanguin adéquat puisque le cerveau reçoit à lui seul 15 % du débit cardiaque. Le fonctionnement des neurones est donc forcément très sensible à la hausse du risque de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2 observée chez les plus grands mangeurs et mangeuses de ce type de viande.
On a observé les personnes qui consomment environ 2 portions de viande rouge transformée par semaine (ce qui correspond à seulement 1 saucisse ou 1 tranche de jambon). Elles présentaient un risque 13 % plus élevé de développer un trouble neurocognitif majeur (ex.: maladie d’Alzheimer) comparativement à celles qui mangent rarement des viandes rouges transformées.
L’étude montre cependant que ce risque accru de troubles cognitifs peut être grandement atténué en modifiant son alimentation. Particulièrement en remplaçant la viande rouge transformée par d’autres sources de protéines. Il existe plusieurs options, que ce soit les noix et légumineuses, le poisson, la volaille, les œufs ou encore les produits laitiers faibles en gras.
La production de viande rouge génère des GES
La production de nourriture est responsable à elle seule d’environ 30 % de l’ensemble des gaz à effet de serre (GES). La moitié de ces émissions, soit 15 %, proviennent du méthane généré par le bétail. À titre de comparaison, la production de chaque gramme de protéine de bœuf génère environ 250 fois plus de GES que la même quantité de protéine provenant des légumineuses!
Remplacer régulièrement la viande rouge par des sources de protéines végétales représente donc une des façons les plus faciles de contribuer à une réduction des GES.
Manger moins de viande pour notre santé et celle de la planète
Comme le fait si bien le Guide alimentaire canadien, c’est une plus grande consommation de végétaux qu’il faut promouvoir, pas celle de viandes rouges! Un remplacement, même partiel, des viandes rouges et transformées par d’autres sources de protéines saines, comme les légumineuses, les noix et le poisson, peut grandement contribuer à améliorer la qualité de l’alimentation et ainsi améliorer les probabilités de vieillir en bonne santé. On fait comment?
On adopte les moitié-moitié
Dans les recettes qu’on connaît, il suffit de remplacer la moitié de la viande par une protéine végé, comme de la PVT, des lentilles, du tofu, etc.
- Pâté chinois bœuf et lentilles
- Pain de viande bœuf et PVT
- Chili dinde et haricots rouges
- Sloppy Joe bœuf et PVT
On découvre d’autres sources de protéines savoureuses
- La pizza est un classique à la maison? Pourquoi ne pas la garnir de tofu mariné?
- On aime les tacos? Pourquoi ne pas les préparer au poisson?
- On adore l’odeur d’un bon mijoté? On opte pour un ragoût végé aux pois chiches ou une casserole de poisson.
- Toute la famille raffole du porc effiloché? On le remplace par du poulet effiloché, qui fera l’unanimité!
- La saison des burgers approche? On pense à préparer des burgers de poisson, de haricots, de tofu effiloché…
On remplace les charcuteries par des options moins transformées
Quand vient le temps de préparer un sandwich, mille et une options délicieuses s’offrent à nous pour remplacer les charcuteries. On peut opter plutôt pour:
- une garniture aux pois chiches. Elle remplacera à merveille la garniture au jambon dans nos lunchs.
- du thon en conserve. On peut en faire une garniture à sandwich ou des tartines tuna melt réconfortantes.
- du tofu, qu’on peut servir par exemple dans un sandwich banh mi végé.
Cet article est une adaptation d’un texte initialement publié à observatoireprevention.org. Les études dont sont tirés les résultats mentionnés ci-dessus sont décrites plus en détail dans l’article original.