Qu’est-ce que le défi 75 Soft?
En suivant le défi 75 Soft, on s’engage, pendant 75 jours, à:
- Faire 45 minutes d’activité physique par jour (dont 1 journée à intensité plus légère)
- Mieux manger
- Boire environ 3 litres d’eau par jour
- Boire de l’alcool seulement lors d’événements sociaux
- Lire 10 pages d’un livre
D’où vient le défi 75 Soft?
Ce défi est apparu sur les réseaux sociaux en réponse à une autre variante du défi, le 75 Hard, qui, elle, est beaucoup plus intense et demande de suivre une diète stricte, faire deux activités physiques de 45 minutes chacune par jour (dont une dehors), ne pas prendre d’alcool du tout, boire presque 4 L d’eau, lire 10 pages et prendre une photo de soi chaque jour. Le tout pendant 75 jours, sans flexibilité, car si on rate une journée, on doit recommencer. Nul doute que la variante 75 Hard est beaucoup trop exigeante!
Qu’est-ce qui explique la popularité du défi 75 Soft?
C’est un défi populaire, car il vise des objectifs partagés par un grand nombre. Bouger plus, manger mieux, lire davantage, ce sont des habitudes que beaucoup de gens veulent améliorer. De plus, l’idée de suivre un plan peut être attrayante et motivante, surtout si on voit passer des photos de progrès sur notre fil d’actualité!
Quels sont les bons côtés du défi?
Pris séparément, chacun des aspects du défi peut contribuer à une meilleure santé:
- Bouger tous les jours, même juste un peu, aide le cœur, les os, les muscles, et le sommeil.
- Opter pour de meilleures habitudes alimentaires, sans régime strict, nous donne de l’énergie tout au long de la journée et nous fait nous sentir bien.
- Boire suffisamment d’eau est bon pour toutes les fonctions de notre corps, notamment l’absorption d’éléments nutritifs et la digestion.
- Lire 10 pages par jour, nous aide à mettre de côté les écrans, à nous détendre, à stimuler notre créativité, etc.
- Limiter notre consommation d’alcool contribue à prévenir certains problèmes de santé.
Prendre l’engagement de suivre ce plan pendant 75 jours peut créer l’habitude de prendre soin de soi au quotidien. Une belle occasion de mettre son bien-être en priorité!
Quels sont les aspects négatifs du défi?
Bien que le défi 75 Soft propose des règles plutôt larges, ça reste des règles. Et par définition, suivre un tel protocole ne laisse pas beaucoup de place à la flexibilité et à l’écoute de son corps. On peut ressentir de la culpabilité si on n’arrive pas à tout accomplir une journée. Ça renforce la mentalité du tout ou rien. On peut se dire «soit je réussis, soit j’échoue». Alors que dans la vraie vie, les imprévus, les horaires chargés, les maladies, ça existe!
Le défi demande aussi de faire plusieurs changements en même temps et minimise l’importance du repos dans la composante activité physique. Ça peut fonctionner pour un certain temps, mais ce n’est généralement pas durable.
Et si les réseaux sociaux peuvent amener une certaine motivation, il y a aussi un risque de se décourager en se comparant aux autres.
Défi 75 Soft: le verdict
Au bout du compte, malgré les points positifs, le défi 75 Soft n’est ni adapté ni nécessaire pour la majorité des gens. Il est possible, et beaucoup plus efficace, de prendre soin de sa santé sans s’ajouter des règles ou du stress!
Le défi 75 Soft peut servir d’élément déclencheur, mais on doit l’adapter à notre réalité si on veut que les changements se maintiennent dans le temps. Pourquoi ne pas créer notre propre plan d’action? On prend le temps de faire le point sur nos habitudes de vie, on détermine un ou deux aspects qu’on a envie d’améliorer et on y va! Toujours en gardant en tête qu’avoir du plaisir, c’est essentiel! Alors on choisit des stratégies qui s’intègrent bien à notre horaire et qu’on aime accomplir (on préfère le dessin à la lecture, go!). On peut profiter du soutien de nos proches en partageant nos bons coups comme nos difficultés. Et surtout, on s’écoute et on prend le temps de célébrer nos petites victoires du quotidien, car notre but, au fond, c’est l’amélioration, pas la perfection!
Merci à Claudia Labrosse, kinésiologue agréée par la Fédération des kinésiologues du Québec, pour sa collaboration à la rédaction de cet article.