Alors, je me suis posé une question toute simple: et si je me donnais, moi aussi, une minirelâche? Rien d’exotique. Rien à planifier six mois d’avance. Juste quelques petites pauses pour souffler un peu. Une relâche version adulte, version réaliste, version «j’ai juste 10 minutes et un cerveau qui tourne trop vite».
Voici les 7 pauses que je vais essayer pour me faire du bien.
1. Sortir prendre l’air (même 5 minutes, ça compte)
Je sais, je sais, ça a l’air trop simple pour être efficace. Mais depuis que je travaille de la maison, il m’arrive de réaliser à 16 h que je n’ai pas encore mis le nez dehors. Pas très santé, tout ça.
Ma minipause du jour: sortir faire une marche, une vraie, même juste 10 minutes. Faire le tour du pâté de maisons en écoutant MA toune préférée à fond dans mes écouteurs. Ça réveille mieux qu’un espresso!
L’hiver québécois rend ça moins tentant, je l’admets. Mais bizarrement, même par -15, ça fait du bien. Ça oxygène le cerveau, ça donne l’impression d’avoir accompli quelque chose. Et en prime, ça justifie le chocolat chaud au retour…
2. Décréter un «congé de cuisine»
Pour ma semaine de minirelâche, je vais donner congé à mes chaudrons. Et je vais lâcher prise. Commander du resto sans me culpabiliser. Manger des céréales pour souper si ça me tente. Faire un buffet de tout ce qui traîne dans le frigo et appeler ça un «repas créatif». Acheter un poulet rôti à l’épicerie et le servir avec des légumes surgelés.
Parce qu’honnêtement, personne ne se souvient des repas parfaitement équilibrés qu’il a mangés, même si c’est important de bien manger, hein. Mais tout le monde se souvient des soirées où il était moins stressé et plus présent à soi-même ou aux autres.
3. M’offrir un petit rituel douceur
J’ai une confession à vous faire: je suis du genre à m’acheter des produits de bain fancy que je garde pour «les occasions spéciales». Sauf que les occasions spéciales n’arrivent jamais, et je me retrouve avec des bombes de bain qui ont 2 ans.
Cette semaine, je décrète que c’est moi, l’occasion spéciale. Je vais prendre un vrai bain, pas une douche express en 3 minutes et 47 secondes. Je vais allumer cette chandelle qui sent bon et que je garde précieusement depuis Noël. Je vais me faire un masque facial, même si personne ne va me voir après. Je vais me tartiner le corps de cette crème aux amandes que j’a-do-re et que, pourtant, j’économise… pour les occasions spéciales. (Soupir.)
4. Faire une sieste ou me coucher tôt
Parlons de ce sujet tabou: la sieste en plein jour. J’ai toujours eu l’impression que c’était un luxe interdit, réservé aux vacances ou aux dimanches pluvieux.
Mais vous savez quoi? On n’a pas besoin d’être en vacances pour faire une sieste! C’est scientifiquement prouvé que ça fait du bien. Ces 10 à 20 minutes peuvent faire une différence énorme sur notre niveau d’énergie et notre humeur.
Je vais peut-être aussi m’accorder le droit de me coucher tôt. Genre 20 h. Sans me dire que je «gaspille ma soirée». Parce que, parfois, le meilleur party, c’est celui qu’on ne fait pas.
5. Appeler une personne chère
J’ai cette amie que j’aime infiniment. On se texte de façon régulière, on se voit… rarement. Entre nos horaires de fou, nos obligations, nos vies bien remplies, ça fait des semaines qu’on se promet de se voir «bientôt».
Ma minipause du jour: l’appeler. Pas la texter. L’appeler. Avec ma voix et tout. Je sais, c’est radical comme concept en 2026.
Imaginez! Quinze minutes pour rire un coup, discuter ensemble de nos vies respectives. Pas besoin de planifier un souper ou une activité compliquée. Juste entendre sa voix, nous sentir liées, nous rappeler qu’on existe en dehors de nos to-do lists.
6. Me déconnecter (pour vrai) pendant une soirée
Vous savez ce que je vais aussi faire un soir cette semaine? Je vais mettre mon cellulaire dans un tiroir. Pas juste à l’envers sur la table de salon. Dans un TIROIR. Fermé.
Je vais regarder un film en entier sans «scroller» sur mon téléphone pendant les scènes moins intéressantes. Je vais lire quelques chapitres de mon livre sans vérifier mes notifications. Je vais peut-être même sortir un jeu de société et convaincre quelqu’un de jouer avec moi. Comme avant 2010, quand les téléphones n’étaient pas encore intelligents.
Est-ce que je vais avoir des sueurs froides? Probablement. Est-ce que je vais me sentir comme si j’oubliais quelque chose d’important? Certainement. Mais je suis prête à prendre le risque. Pour la science. Et pour ma santé mentale.
7. Dire NON à quelque chose
OK, celle-là, c’est la plus difficile. Mais peut-être aussi la plus libératrice.
Cette semaine, je vais dire non à quelque chose. Décliner une invitation à un événement qui ne me tente pas vraiment. Reporter une tâche qui n’est pas urgente malgré ce que mon cerveau anxieux essaie de me faire croire. Annuler un engagement qui me pèse.
Pas parce que je suis méchante ou paresseuse. Juste parce que j’ai besoin de souffler. Parce que ma santé globale mérite autant d’attention que mon agenda social.
C’est fou comme on a de la difficulté à se donner ce droit-là. On se sent dans l’obligation de tout faire, de dire oui à tout, d’être disponible pour tout le monde. Mais cette semaine, je vais essayer de me mettre en haut de ma propre liste de priorités. Juste pour voir ce que ça fait. On ne sait jamais: je pourrais assez aimer ça pour recommencer!
Merci à Chantal Tellier pour la rédaction de cet article.