Conseils

6 conseils pour manger en pleine conscience

16 septembre 2025

Marie-Ève Caplette

M. Sc. nutrition

Temps de lecture 2 minutes
femme assise en train de manger
On mange souvent sans y prêter attention parce que nos pensées, nos écrans, nos responsabilités nous envahissent. Mais si, au lieu de simplement nous nourrir, on renouait avec nos sensations? Si on faisait de nos repas des moments où on favorise plus de présence, de contact et de bienveillance, tout cela dirigé vers nous-même? C’est exactement ce que propose l’alimentation en pleine conscience. Mais comment l’adopter? En suivant les précieux conseils de Marie-Ève Caplette, titulaire d’une maîtrise en nutrition!

Comment pratiquer l’alimentation en pleine conscience au quotidien?

Notre équipe a préparé un guide simple et accessible pour accompagner les personnes qui aimeraient essayer cette approche. Attention, l’objectif n’est pas d’atteindre la perfection! On utilise ce guide comme une série d’expériences à tester, et non comme des règles à suivre.

1. Avant de manger, on se prépare au moment présent

On prend un instant pour s’ancrer. On respire profondément et on observe notre état intérieur. «Est-ce que j’ai faim ou est-ce une envie de manger dictée par l’ennui, le stress ou l’habitude?» Se poser cette question avec bienveillance est la première étape d’un repas conscient.

2. On crée un espace propice à un repas en pleine conscience

On s’installe dans un espace calme pour savourer pleinement notre repas. On éloigne les distractions comme la télévision ou le cellulaire et on prend le temps de créer une ambiance agréable. En réduisant les stimulations extérieures, il devient plus facile de nous concentrer pleinement sur notre repas. On accueille nos pensées et nos émotions liées à l’alimentation avec tolérance, sans jugement.

3. On observe notre assiette avec curiosité

On prend quelques secondes pour regarder notre assiette comme si c’était la première fois qu’on voyait ces aliments. On note les couleurs, les formes, les textures. Cette simple observation permet d’éveiller nos sens et d’apprécier davantage notre repas.

4. On mange lentement et on savoure chaque bouchée

Lorsqu’on prend une bouchée, on se laisse le temps de bien mastiquer. On remarque comment les saveurs se déploient progressivement en bouche. Est-ce sucré, salé, acidulé? La texture change-t-elle au fil de la mastication? Même processus si l’aliment est liquide, comme un smoothie ou un chocolat chaud par exemple: on peut prendre le temps de goûter chaque gorgée avant de l’avaler.

5. On porte attention à ce qu’on ressent

Porter attention aux sensations de faim et de satiété ainsi qu’à nos envies est un principe fondamental de l’alimentation en pleine conscience.​ Il faut avant tout apprendre à reconnaître ces signaux afin de respecter nos besoins.

6. On accueille nos émotions sans jugement

Il est tout à fait humain de manger en réponse à nos émotions. Lorsqu’on ressent du stress, de la fatigue ou de la tristesse, la nourriture peut devenir une source de réconfort. Et c’est normal! Plutôt que de nous juger, on observe ces mécanismes avec bienveillance.

On ressent l’envie de grignoter?

On peut se demander «De quoi ai-je vraiment besoin en ce moment?» Peut-être est-ce du repos, d’un moment à nous, d’un contact humain? Faisons preuve d’autocompassion et d’indulgence envers nous-même. Se libérer du jugement, c’est se donner la permission d’explorer sa relation à la nourriture avec plus de légèreté et de compassion.

On ne vise pas la perfection

Si on n’a pas la possibilité d’être dans un endroit calme, par exemple, on peut quand même porter attention à ce qu’on mange et à ce qu’on ressent.

Manger en pleine conscience, ça sert à quoi?

C’est une manière de cultiver une relation saine et apaisée avec la nourriture, en étant à l’écoute de soi plutôt qu’en suivant des règles extérieures ou des automatismes. Cette pratique nous aide à développer une relation plus harmonieuse avec la nourriture et à rendre nos repas plus satisfaisants. On réapprend à faire confiance aux signaux internes de notre corps. Et si on commençait dès aujourd’hui, en savourant pleinement notre prochain repas?


Merci à Marie-Ève Caplette, titulaire d’une maîtrise en nutrition, pour la rédaction de cet article.

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