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L’alimentation intuitive: 5 conseils pour s’y mettre

21 octobre 2020

Stéphanie Côté

Stéphanie Côté

Nutritionniste, auteure, conférencière et chroniqueuse

Temps de lecture 2 minutes
L’alimentation intuitive détonne de tous les régimes. La raison est simple: ce n’est pas un régime! C’est cependant la meilleure méthode pour être bien dans son corps, sa tête et son assiette.
L’alimentation intuitive est une approche positive de l’alimentation. Complètement le contraire des diètes restrictives. Avec cette approche, chaque personne est l’experte de son corps et de ses choix. Elle est amenée à respecter ses propres signaux de faim et de satiété plutôt qu’à obéir à des consignes dépersonnalisées dictées par un régime.

L’alimentation intuitive ne promet pas de perte de poids. Mais dans les faits, elle y est souvent associée, sinon au maintien du poids et, surtout, à une image corporelle positive. Puisqu’elle permet d’éviter les conséquences des diètes amaigrissantes, elle contribue à l’estime de soi, à l’optimisme et à la satisfaction envers sa vie. Et vlan!

C’est tentant, non? Alors, par où commencer?

1. Se donner du temps

L’alimentation intuitive est une approche progressive, car elle déplace plusieurs repères. Elle demande de rejeter la culture des diètes amaigrissantes et des aliments «bons» ou «mauvais». Elle prône qu’on mange en écoutant les signaux de son corps, qu’on vive ses émotions sans nécessairement utiliser de nourriture et qu’on cesse de se comparer aux autres. Tout cela ne se fait pas en claquant des doigts!

2. S’asseoir pour manger

C’est primordial: on mange à la table, en accordant son attention à la nourriture. Pas de distractions telles que le cellulaire ou la télé. On évite aussi de manger en conduisant la voiture. Cela permet de se brancher sur son corps. Un détail important si on veut capter les signaux qu’il envoie!

3. Se questionner avant et après les repas

Se questionner avant de manger et après pour mieux se connecter à son corps et apprendre à se connaître.

Avant le repas

«Ai-je vraiment faim ou ai-je plutôt envie de manger?» et «Qu’ai-je envie de manger?»

Si on a envie de manger sans avoir une vraie faim, c’est correct aussi! On se questionne sur la raison qui nous pousse à cela, tout simplement.

Après le repas

«Comment je me sens?», «Est-ce que je me sens bien ou trop plein?», «Est-ce que j’ai arrêté de manger parce que je devais me limiter à une quantité X?», «Est-ce que je me sens coupable? Pourquoi?»

Il n’y a pas de bonnes et de mauvaises réponses. À cette étape-ci, l’idée est uniquement de prendre conscience de ces éléments.

4. Savourer les aliments

L’alimentation intuitive préconise qu’on honore sa santé et ses papilles gustatives par des aliments qu’on aime. Il n’y a pas d’aliments interdits, car ils sont juste bons à nous faire sentir coupables quand on en a envie.

Afin de faire la paix avec certains aliments qu’on a l’habitude de s’interdire, on fait une dégustation avec l’un d’entre eux. On prend le temps de le savourer. Être libre de manger aide à prévenir les excès qui viennent quand on se dit: «J’ai triché, alors tant pis, j’en mange plein!»

5. Se parler comme on parlerait à un ami

On mérite de se respecter, d’être indulgent, accueillant et compréhensif envers soi-même. On a tous nos petites imperfections, et c’est parfait ainsi. On l’accepte des autres, alors on devrait l’accepter de soi aussi. Se parler comme à un ami aide parfois à être plus gentil.

L’alimentation intuitive aide à se libérer de la prison des régimes. C’est plus simple et accessible qu’on pense. On la prend par petites bouchées et, au besoin, on consulte une nutritionniste dont c’est l’approche privilégiée.

Pour en apprendre davantage sur l’alimentation intuitive, écoutez notre balado sur le sujet.

Merci à Stéphanie Côté, nutritionniste, et à Kyala St-Georges, stagiaire en nutrition, pour la rédaction de cet article.

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