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Activité physique: 4 mythes à laisser tomber

21 avril 2026

Temps de lecture 3 minutes
femme s'étirant un bras
Entre la séance parfaite qu’on a remise à lundi (il y a trois mois) et les bonnes résolutions qui s’essoufflent avant même d’avoir commencé, l’activité physique traîne son lot d’idées reçues. Quatre mythes, entre autres, méritent qu’on s’y attarde. Parce que ces croyances-là, c’est souvent ce qui nous retient. Il est peut-être temps de les faire bouger!

Mythe 1: «Il faut bouger de façon intense pour que ce soit bénéfique.»

On a longtemps associé l’activité physique à l’effort visible: respirer fort, transpirer, sentir que ça travaille. Comme si, sans cette preuve quasi olympique, ça ne valait pas vraiment la peine. Comme si une marche de 20 minutes en bavardant avec une amie au téléphone (ou mieux encore, en personne!), ça ne comptait pas.

En réalité, le simple fait de briser la sédentarité apporte déjà des bienfaits importants. Rester en position assise moins de 8 heures par jour contribue notamment à réduire le risque de maladies chroniques et de mortalité prématurée. (Oui, juste ça.)

Les activités à intensité faible ou modérée – marche rapide, vélo tranquille, nage douce – soutiennent elles aussi la santé. Et surtout, elles donnent envie de recommencer.

Car c’est là que tout se joue: dans la régularité.

Une activité agréable qu’on répète semaine après semaine aura beaucoup plus d’effet qu’un élan de motivation qui s’éteint dès février… et qu’on ne renouvellera qu’au prochain 1er janvier.

Bien sûr, une intensité plus élevée peut être bénéfique. Mais en faire trop, trop vite, augmente le risque de se blesser et celui d’abandonner. Pour celles et ceux qui souhaitent en donner un peu plus, les intervalles permettent d’augmenter l’intensité graduellement, sans brusquer le corps.

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Mythe 2: «Les exercices d’étirement, c’est utile seulement quand on s’entraîne.»

Les étirements font souvent partie de ces choses qu’on associe aux personnes ultra-organisées. Celles qui ont une montre intelligente, une routine et, visiblement, une discipline qu’on s’attribuera… un jour. En attendant, on se dit qu’on s’étirera plus tard. Après l’entraînement. Quand on aura commencé à s’entraîner.

Pourtant, pas besoin de transformer ça en séance officielle avec playlist réservée à cette fin. Quelques étirements glissés dans la journée, après plusieurs heures devant un écran ou entre deux tâches, suffisent pour sentir la différence.

Les exercices d’étirement améliorent la souplesse, la mobilité et la flexibilité, tout en aidant à relâcher les tensions.

On commence souvent à en voir l’utilité dans des moments très ordinaires: quand attacher ses souliers cesse d’être une petite épreuve matinale ou quand se pencher ne demande plus de calcul stratégique.

Rien de spectaculaire. Juste un quotidien un peu plus fluide. Mais c’est déjà beaucoup.

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Mythe 3: «Si je bouge plus la fin de semaine, ça compense pour la semaine.»

Après une longue sortie à vélo ou une randonnée énergique, on peut ressentir une certaine satisfaction. Celle d’avoir fait ce qu’il fallait. Le corps a travaillé, l’air frais a fait du bien. Dossier réglé.

Sauf que le corps a besoin de bouger souvent, pas juste de façon intense. Si seulement on pouvait mettre les bienfaits de la randonnée du dimanche en banque pour la semaine… Mais non, ça ne fonctionne pas comme ça. On ne peut pas accumuler les bienfaits d’une seule séance intense pour compenser plusieurs jours passés assis.

Car oui, la sédentarité comporte des risques, même chez les personnes actives la fin de semaine et qui atteignent les recommandations d’activité physique. Accumuler plus de huit heures de sédentarité par jour est associé à une hausse du risque de mortalité prématurée, comparable à celle liée au tabagisme et à l’obésité.

Pas besoin de transformer chaque journée en séance d’entraînement. Souvent, ce sont les petits gestes qui changent la donne: se lever régulièrement, marcher quelques minutes, s’étirer, prendre l’air.

Résultat? Plus d’énergie, une concentration plus stable, un sommeil souvent plus réparateur.

L’approche la plus payante reste simple: combiner des activités plus longues (par exemple la fin de semaine) avec du mouvement réparti tout au long de la semaine.

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Mythe 4: «L’activité physique intuitive, c’est une approche trop douce ou inefficace.»

Bouger intuitivement peut sembler flou à première vue. Sans plan précis ni objectif chiffré, on peut même se demander: est-ce que ça compte vraiment?

Pourtant, cette approche repose sur quelque chose de très concret: l’écoute des signaux du corps.

Certains jours, l’énergie est au rendez-vous. D’autres, beaucoup moins. Parfois, monter un escalier suffit à nous convaincre que ce ne sera pas une journée de performance. (On se comprend.) Et c’est une information tout à fait valable.

L’activité physique intuitive permet cet ajustement, sans culpabilité.

En misant sur le plaisir, la motivation profonde et la constance, elle construit une relation beaucoup plus durable avec le mouvement. Elle n’écarte ni l’effort ni les défis! Elle propose simplement de les ajuster à la réalité du moment. Ce n’est pas de la paresse habillée en philosophie. C’est du pragmatisme.

Parce qu’au fond, l’activité physique la plus bénéfique, c’est celle qu’on a envie de faire et qui nous fait du bien. Et cela peut évoluer dans le temps. L’important est de trouver des façons d’ajouter du mouvement à ses journées, à sa façon!

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Merci à Frédérique Brazeau, kinésiologue, pour sa collaboration à la rédaction de cet article.

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