Mythe 1: Le transport actif, c’est seulement pour aller travailler
Nos déplacements quotidiens ne se limitent pas au trajet domicile-travail. À moins que notre frigo se remplisse magiquement tout seul et que les enfants puissent se téléporter! (Oui, on en rêve, nous aussi!) On peut intégrer la marche ou le vélo dans de nombreuses situations.
- Faire nos commissions (avec un sac à dos ou un porte-bagages);
- Nous rendre à nos rendez-vous;
- Visiter nos proches;
- Aller prendre un café;
- Reconduire ou aller chercher les enfants à leurs activités;
- Se rendre à la piscine, au terrain de pickleball ou à la bibliothèque.
On rapporte qu’au Québec, 26,3 % des déplacements en voiture font entre 1 et 5 km, et 5 % font moins de 1 km. En marchant d’un pas modéré, on prend entre 12 et 15 minutes pour parcourir 1 km. À vélo, en ville, on compte de 20 à 25 minutes environ pour 5 km. Des distances parfaitement adaptées au transport actif!
Mythe 2: Je dois avoir un vélo si je veux opter pour le transport actif
Si le vélo n’est pas notre meilleur ami, on peut se rassurer! Le transport actif, c’est bien d’autres façons de se déplacer, incluant le cocktail transport (en combinaison avec le transport en commun).
- La marche, accessible à la plupart des gens;
- Le jogging, pour combiner déplacement et entraînement cardio;
- Le cocktail transport (combiner marche ou vélo et transport en commun);
- Le patin à roues alignées;
- La trottinette classique ou électrique;
- Le vélo à assistance électrique, qui facilite les montées et les longs trajets.
Chaque personne peut trouver la formule qui lui convient, selon sa condition physique, la distance à parcourir et ses préférences. Le transport actif, c’est comme un buffet: on se sert selon nos envies. Et en plus, c’est un buffet santé!
Mythe 3: Je dois être en forme pour adopter le transport actif
L’image de la personne parcourant de 1 à 2 heures de vélo matin et soir, beau temps, mauvais temps, a de quoi décourager, non? Mais bonne nouvelle: pas besoin d’être en forme olympique pour en profiter! Le vélo et la marche sont des exercices qui s’adaptent à notre rythme. Et avec le temps, notre énergie et notre endurance vont s’améliorer.
On peut choisir pour commencer un itinéraire simple et une distance accessible. Peut-être un déplacement la fin de semaine ou une courte distance jusqu’à la station de métro ou un point de rencontre de covoiturage? Comme pour toute nouvelle habitude, l’important est d’y aller par étapes.
Mythe 4: Le transport actif ne s’intègre pas dans mon horaire chargé
Pour la plupart d’entre nous, aménager notre emploi du temps pour faire une place au transport actif n’est pas mission impossible. Combiner déplacement et activité cardio peut même être une façon de gagner du temps! On fait d’une pierre deux coups et une plage horaire se libère!
Dans les zones urbaines congestionnées aux heures de pointe, le vélo peut même être plus rapide que la voiture! Pour des déplacements de moins de 13 km, le vélo reste souvent une option efficace selon Vélo Québec. Il n’y a rien de plus satisfaisant que de dépasser une file de voitures immobiles pendant qu’on pédale tranquillement!
Voici quelques astuces pour y arriver:
- Planifier son itinéraire (applications, cartes de voies cyclables);
- Commencer par une journée où le temps ne nous presse pas;
- Prévoir un peu plus de temps qu’estimé pour les premiers trajets;
- Avoir le bon équipement selon la saison et les conditions météo.
Et n’oublions pas: le temps investi dans le transport actif nous revient en énergie, en meilleure humeur et en santé. C’est du temps de qualité qui réduit notre stress et améliore notre bien-être général. Et c’est probablement un des seuls moments de la journée où on peut être tranquille, où on ne se fait pas interrompre dans nos réflexions. Profitons-en!
Mythe 5: Je ne fais pas une grande différence pour la planète en utilisant le transport actif
À l’échelle individuelle et à eux seuls, nos déplacements actifs ne résoudront pas la crise climatique. Mais ne sous-estimons pas leur portée.
- Chaque kilomètre qu’on parcourt en transport actif réduit notre empreinte écologique;
- Nos habitudes peuvent inspirer notre entourage;
- Notre budget transport est allégé (moins d’essence, de frais de stationnement et d’entretien);
- Collectivement, ces choix influencent l’aménagement de nos villes.
D’accord, on ne sauvera peut-être pas la planète en marchant jusqu’à l’épicerie. Mais on pourra au moins se féliciter d’avoir fait notre part pendant que d’autres cherchent désespérément une place de stationnement!
Le transport actif n’est pas qu’une question de déplacement: c’est un mode de vie plus conscient qui a des bénéfices sur notre santé, notre environnement et… notre portefeuille! On tente l’expérience?