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3 gestes qui comptent (beaucoup) pour le climat

8 février 2022

Unpointcinq

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Le média de l’action climatique au Québec

Temps de lecture 3 minutes
On peut prendre part à la lutte contre les changements climatiques par une multitude de gestes. Toutefois, certains ont un effet plus grand que d’autres sur la diminution de notre empreinte carbone. Diminuer la viande, gaspiller moins de nourriture et réduire ses trajets en auto en sont 3 qui valent particulièrement la peine.

En matière d’action climatique, on est plein de bonnes intentions, mais une méconnaissance des gestes qui comptent vraiment fait qu’on ne met pas toujours notre énergie au bon endroit. Selon le dernier Baromètre de l’action climatique1, 89 % des personnes sondées affirment poser des gestes pour le climat, mais à peine la moitié ont adopté les actions qui ont le plus d’incidence, comme composter, manger moins de viande ou limiter l’utilisation de la voiture.

L’idée n’est pas d’abandonner les bonnes habitudes comme réduire sa consommation d’électricité, utiliser une bouteille d’eau réutilisable ou baisser la température à la maison de quelques degrés. Ces actions sont bénéfiques pour l’environnement, mais si on veut vraiment diminuer de manière considérable notre empreinte carbone, il y a 3 gestes qu’il est particulièrement judicieux d’adopter.

1. Manger végé trois jours par semaine

L’élevage de bétail destiné à l’alimentation est responsable de 14,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES)2. Diminuer la place de la viande dans nos assiettes peut donc nous aider à réduire notre effet sur le climat. Et s’il y a des choix à faire, sachez que la viande de bœuf pèse particulièrement lourd dans la balance: l’empreinte carbone d’un kilogramme de protéines de bœuf représente l’équivalent de 119 kg d’éq. CO2. C’est 5 fois plus que celle du porc (25 kg) et 10 fois plus que celle du poulet (11 kg). Selon une étude britannique3, en mangeant végétarien 3 fois par semaine, on évite l’émission de 670 kg d’éq. CO2 par année, soit l’équivalent d’un aller-retour Montréal-Winnipeg en avion.

Comment inclure des repas végés dans le menu?

  • En découvrant de nouvelles recettes;
  • En remplaçant la viande par des protéines végétales (tofu, légumineuses, noix) dans nos plats classiques (spaghetti, pâté chinois, tourtière, etc.);
  • En essayant les options végés au resto.

2. Réduire de moitié le gaspillage alimentaire

Des légumes flétris oubliés dans le fond du frigo, des restants de pâté chinois que personne ne veut, du pain rassis… Ça peut paraître anodin, mais le gaspillage alimentaire est une source importante de GES. Dans le monde, un tiers de la nourriture est jetée ou perdue, ce qui représente 1,3 milliard de tonnes par an. Et si ce gaspillage n’est pas bon pour le climat, il n’est pas non plus une bonne affaire pour nos finances: au Canada, un ménage moyen gaspille 140 kg de nourriture par an. C’est comme si on jetait 1 100 $ à la poubelle!

En diminuant de moitié la quantité de nourriture gaspillée à la maison, on allège notre empreinte carbone de 203 kg d’éq. CO2 par an et par personne, soit l’équivalent d’un aller-retour Montréal-Chicoutimi en voiture.

Comment gaspiller moins?

  • En planifiant les repas de la semaine;
  • En se servant de plus petites portions;
  • En conservant bien ses aliments;
  • En compostant les restants de table.

3. Prendre le vélo plutôt que la voiture deux fois par semaine

La voiture, c’est plus du tiers des émissions totales de GES du Québec en 2018. Si pour beaucoup d’entre nous, y renoncer complètement peut sembler difficile, on peut contribuer à alléger son empreinte en la laissant à la maison un peu plus souvent.

En se rendant au travail à vélo plutôt qu’en auto 2 fois par semaine, on économise 332 kg d’éq. CO2 par année, soit l’équivalent d’un aller-retour Montréal-Washington en avion. Et si on n’est pas adepte du deux roues, il y a d’autres manières de minimiser l’empreinte carbone de nos déplacements.

Comment améliorer ses déplacements?

  • En privilégiant, quand c’est possible, le transport collectif ou actif;
  • En évitant de se déplacer quand on peut faire autrement (en télétravaillant par exemple);
  • En adoptant l’écoconduite (bonne pression des pneus, respect des limites de vitesse, pas d’accélérations ou de freinages brusques, etc.);
  • En achetant un véhicule électrique ou hybride quand vient le temps de remplacer notre auto;
  • En pratiquant l’autopartage (et de préférence en optant pour les modèles hybrides ou électriques);
  • En planifiant mieux ses trajets pour éviter les allers-retours inutiles.

Si chaque Québécois adoptait ces 3 gestes, on pourrait réduire nos émissions de GES de plus de 8 millions de tonnes par année. Avouez que ça vaut la peine!


Merci à la rédaction d’Unpointcinq, le média de l’action climatique au Québec, pour cet article.


Sources
1. Université Laval et Unpointcinq (2021). Baromètre de l’action climatique 2021. Rapport du Laboratoire de l’action climatique.
2. GRAIN et le Institute for Agriculture and Trade Policy (juillet 2018). Émissions impossibles.
3. Scarborough, P., Appleby, P. N., Mizdrak, A., Briggs, A. D. M., Travis, R. C., Bradbury, Kathryn E., et al. (2014) Dietary greenhouse gas emissions of meat-eaters, fish-eaters, vegetarians and vegans in the UK. Climatic Change, 125, 179–192.

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