Entrevue avec Geneviève
Âge: 30 ans
Situation familiale: en couple
J’ai commencé à courir il y a environ un an pour préparer un demi-marathon avec une amie. J’ai rapidement attrapé la piqûre! L’été, je cours régulièrement à l’extérieur, mais l’hiver, je me contentais du tapis roulant.
Quand j’ai vu l’opportunité de tester la course en sentier hivernal, j’ai tout de suite été intéressée. J’adore les défis personnels et je me suis dit que ça pourrait améliorer ma capacité cardiovasculaire. C’était aussi une belle façon de sortir prendre l’air frais plutôt que de rester enfermée et de courir sur place.
J’ai d’abord lu quelques articles sur TOUGO qui m’ont aidée à ajuster mes attentes.
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J’ai compris qu’il fallait être réaliste: je ne pourrais pas atteindre les mêmes performances que sur un terrain plat en été.
Côté équipement, j’ai investi dans des chaussures de type Gore-Tex adaptées pour la neige et j’ai aussi acheté des crampons. C’était essentiel pour me sentir en sécurité dans les sentiers.
Deux craintes principales me trottaient dans la tête. D’abord, comme je le disais précédemment, je m’inquiétais de ne pas performer comme à l’habitude. Je savais qu’il faudrait mettre mon ego de côté et accepter d’aller plus lentement.
Ensuite, mon autre préoccupation concernait la température. Comment m’habiller pour ne pas avoir trop chaud ni trop froid? C’est toujours le défi quand on fait du sport l’hiver!
J’ai la chance d’habiter près de sentiers forestiers. Après un kilomètre de course sur terrain plat, j’accède à des sentiers escarpés, avec des montées et des descentes qui représentent un beau défi.
Au début, il y a une courbe d’apprentissage. Les premières sorties, j’étais plus hésitante, surtout dans les descentes. Mais après 2 ou 3 courses, je me sentais déjà plus en confiance avec mes crampons.
Pour les montées trop abruptes, j’optais pour la marche. Dans les descentes, je maintenais un bon rythme tout en restant vigilante. La neige rend le sol mouvant, ce qui demande une bonne stabilité des chevilles.
J’essayais de sortir une fois par semaine, quand les conditions le permettaient. Par contre, j’avoue que les jours où il tombait 40 centimètres de neige, je restais chez moi!
C’est toute une science! Au fil des sorties, j’ai appris à mieux doser. Au début de la course, j’avais froid, mais rapidement, mon corps se réchauffait. L’idéal est de prévoir des couches qu’on peut enlever facilement pendant l’effort.
J’ai développé une meilleure résilience, car courir dans ces conditions, c’est une adaptation! Mais la satisfaction après l’effort est incroyable. J’ai adoré l’air frais de l’hiver dans mes poumons, ce sentiment de liberté en pleine forêt.
Bonus inattendu: j’ai constaté une amélioration de ma technique de course. Les terrains escarpés et instables m’ont obligée à mieux soutenir mes chevilles et à corriger ma foulée, ce qui m’est utile même pour la course sur terrain plat.
Absolument! Je prévois en refaire l’hiver prochain. Pas tous les jours, bien sûr, et pas par froid extrême, mais c’est une activité que je vais incorporer dans ma routine hivernale.
- Ne pas avoir d’attentes de performance. Accepter que ce soit différent et probablement plus lent qu’en été sur terrain plat.
- Investir dans de bons crampons. C’est essentiel pour la sécurité et la confiance.
- Porter des vêtements adaptés. Idéalement, des vêtements imperméables et respirants.
- Commencer progressivement. Choisir des sentiers moins difficiles au début. On peut trouver des sentiers dans les parcs urbains ou les centres de plein air.
- Penser sécurité. Courir de jour pour débuter et avertir un proche si on va en forêt.
C’est une activité qui demande un peu d’adaptation, mais qui procure un sentiment d’accomplissement incroyable. On se sent tellement bien après que ça compense largement pour l’effort!