Conseils

Petit guide de la méditation en plein air

22 mars 2022

Temps de lecture 3 minutes

Présenté par :

Lumino santé
Les beaux jours arrivent, et soudain, l’appel du coussin de méditation se fait moins pressant. On a plutôt envie de se laisser éblouir par le soleil, de faire de longues marches, d’admirer la beauté du paysage… Bonne nouvelle! On n’a pas à choisir entre méditer et profiter de la nature: on peut faire les deux à la fois.

Bienfaits de la méditation dans la nature

Méditer dans la nature comporte de nombreux avantages. Les distractions habituelles (devoir plier les vêtements, ranger la vaisselle, prendre rendez-vous chez le dentiste…) semblent moins importantes. Il est aussi plus facile de laisser tomber nos soucis et d’éteindre nos appareils électroniques lorsqu’on se trouve parmi les arbres. L’absence d’agitation ambiante et le sentiment de bien-être qui nous habite nous permettent d’être plus en phase avec nos sens qu’à l’habitude.

Combiner méditation et nature nous permet également de bénéficier de multiples bienfaits sur notre santé: baisse de la tension artérielle, ralentissement du rythme cardiaque, réduction du stress et de l’anxiété, meilleure gestion des émotions, amélioration de la concentration, augmentation de l’énergie, etc. On en ressort plus calme. Pas mal, non?

Comment s’y prendre?

Se préparer

Aussi belle et apaisante que puisse être la nature, il est bien de prendre quelques précautions avant de s’installer en lotus dans la forêt. On vérifie la météo avant de partir, on met des vêtements confortables, on se munit d’un écran solaire et de lunettes de soleil (ou d’un imperméable), d’un produit pour chasser les moustiques (ça aide à la concentration!) et on n’oublie pas d’apporter un coussin ou une couverture et une gourde d’eau!

Choisir un endroit

Pas besoin de se retirer au fond d’une grotte ou au sommet d’une montagne pour profiter des bienfaits de la méditation dans la nature! Si c’est accessible, on peut se rendre en forêt, près d’une rivière ou dans un parc national. Sinon, on peut très bien méditer près de chez soi, dans un parc municipal, ou même sur notre balcon ou dans notre cour. On aura alors bien sûr à tenir compte des bruits autour de nous. Le son des autos qui circulent est certes moins relaxant que le chant des oiseaux, mais ça peut être une belle façon de pratiquer notre lâcher-prise que d’accueillir tous les bruits! Au besoin, on se munit d’écouteurs avec une musique reproduisant des sons de la nature.

Nous déconnecter de nos appareils électroniques

On met nos notifications à off sur notre téléphone et notre montre intelligente.

Régler un minuteur

Nous voilà bien installé, prêt à méditer. Pour éviter de se demander «Ça fait combien de temps?», on règle un minuteur. De cette façon, on pourra se concentrer sur nos sensations et notre bien-être au lieu de stresser à l’idée d’être en retard à notre prochain rendez-vous ou de perdre complètement la notion du temps. On veille à choisir un son qui ne nous fera pas sursauter, histoire de s’éviter un retour à la normale trop brutal!

Se calmer à l’aide de la respiration

Méditer dans la nature est l’occasion de délaisser, si on le souhaite, la posture traditionnelle de méditation et décider de s’étendre sur une chaise longue ou dans l’herbe. Une fois confortablement installé, on se concentre sur notre respiration. Pourquoi ne pas essayer la respiration carrée? Il s’agit d’une technique de relaxation basée sur 4 temps:

  • On inspire par le nez pendant 4 secondes;
  • On retient notre respiration pendant 4 secondes;
  • On expire pendant 4 secondes;
  • On retient de nouveau notre respiration pendant 4 secondes.

On peut remplacer les 4 secondes par 3 ou 5, au choix. À répéter de 10 à 20 fois, jusqu’à ce qu’on se sente détendu.

Il existe évidemment bien d’autres types de respirations, notamment la respiration abdominale, la respiration avec les mains, la respiration complète, etc. On choisit celle qui nous convient le mieux.

Méditer

On peut méditer simplement en continuant de porter attention à notre souffle, sans le contrôler. Outre la pratique de la respiration consciente, la marche en pleine conscience et la concentration sur les sons conviennent parfaitement à la méditation en plein air. Dans le cas de la méditation marchée, on porte attention au contact de nos pieds avec le sol. On inspire et on expire profondément, sans forcer. On peut aussi concentrer notre attention sur les sons (bruissement des feuilles, bruit de la rivière, chant des oiseaux, etc.), le mouvement des nuages dans le ciel, les vagues d’un cours d’eau, la chaleur du soleil sur notre peau, le vent, etc. On prend conscience de nos sens: ce qu’on voit, ce qu’on entend, ce qu’on ressent.


Merci à la psychologue Nathalie Parent pour sa collaboration à cet article.

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