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L’empathie: 4 façons de la développer

13 octobre 2020

Mouvement Santé mentale Québec

Mouvement Santé mentale Québec

Promouvoir. Soutenir. Outiller.

Temps de lecture 3 minutes
Après avoir appris à ressentir nos émotions, pourquoi ne pas s’entraîner à reconnaître celles des autres? Grâce à l’empathie, on peut privilégier des valeurs comme l’entraide et la solidarité, au lieu de miser uniquement sur sa réussite personnelle. De quoi rendre nos relations plus solides et authentiques. Ça vaut la peine d’essayer!
Dans notre société axée sur l’individualisme, l’empathie est une bien belle qualité à développer. Quand on est capable de reconnaître les émotions d’autrui, on est moins prompt à juger avec nos filtres. On cherche alors à comprendre l’autre et ce qu’il vit et à le soutenir.

Il est plus facile de se faire des amis – et de les garder – quand on s’intéresse aux autres. Nos relations avec nos ados, l’être aimé et nos collègues gagnent aussi en profondeur. L’empathie permet également de développer l’entraide et la solidarité. On peut compter les uns sur les autres. Et ça, ça fait du bien!

4 façons de vous mettre à l’écoute des autres

1. Intéressez-vous aux autres

Être empathique, c’est s’intéresser aux autres. Comment? Posez des questions aux personnes qui vous entourent! Vous pouvez pratiquer l’écoute active et bienveillante. Laissez la place à l’autre, montrez votre intérêt, maintenez un contact visuel, vérifiez si vous avez bien saisi en reformulant dans vos propres mots ce que l’autre personne dit, soyez attentif à son langage corporel. Voilà autant de façons d’être pleinement présent. Et n’oubliez pas de mettre la sonnerie de votre téléphone en sourdine!

2. Montrez-vous vulnérable

Après avoir écouté une personne, pensez à une situation similaire que vous auriez déjà vécue. Il ne s’agit pas ici de ramener la conversation à vous, mais plutôt de vous demander ce que vous aviez ressenti à ce moment-là. Qu’auriez-vous aimé qu’on vous dise? N’hésitez pas à partager vos émotions, vos failles, votre insécurité. Ça permet d’établir une connexion avec l’autre. La vulnérabilité, ce n’est pas une faiblesse! C’est plutôt un terreau fertile où peuvent s’épanouir de belles relations.

3. Oubliez les jugements et les critiques

Ce conseil est sans doute le plus difficile à mettre en pratique quand on essaie de développer son empathie. Avouez! Il vous arrive souvent de penser que l’autre devrait agir de telle façon, selon votre manière de voir les choses. Et vous finissez par le critiquer si ce n’est pas le cas! Une solution simple pour ne pas que ça arrive? Prenez conscience de ce réflexe et apprenez à accepter l’autre comme il est: chaque personne est différente. Oui, ça prend un peu de pratique! Mais plus vous acceptez les autres comme ils sont, plus ces derniers vous accepteront comme vous êtes. Et ça, c’est précieux!

4. Offrez votre aide

Demandez à l’autre ce que vous pouvez faire pour l’aider. Ça signifie que vous comprenez ce qu’il vit, et que vous êtes prêt à lui consacrer du temps. Offrir de l’aide aux personnes qui vous entourent crée des liens sociaux, et cela contribue à votre bien-être. C’est une situation gagnant-gagnant! Mais rappelez-vous qu’avoir de l’empathie pour quelqu’un, ce n’est pas résoudre tous ses problèmes. Parfois, notre entourage a simplement besoin d’être écouté et compris.

Le saviez-vous?

Au Danemark, les enfants de 6 à 16 ans suivent des cours d’empathie. Pendant ces cours, ils apprennent à lire, à comprendre et à écouter les émotions des autres. En regardant des images d’autres enfants qui éprouvent différentes émotions (peur, joie, tristesse, frustration…), ils sont appelés à nommer l’émotion dans leurs propres mots et à dire ce qu’ils ressentent. Le tout se fait sans porter de jugement sur les sentiments perçus ou vécus. C’est une façon de s’intéresser aux autres, de promouvoir l’entraide et la solidarité plutôt que la compétitivité. Inspirant, non? Comme le Danemark se classe au deuxième rang des pays où la population est la plus heureuse du monde selon le dernier rapport World Happiness des Nations Unies, peut-être gagnerions-nous à prendre exemple sur ce peuple nordique?

Ressentir est l’une des 7 astuces pour être bien dans sa tête. Ressentir implique, entre autres, de prendre conscience de ses capacités d’empathie et d’écoute. Merci au Mouvement Santé mentale Québec pour sa collaboration à cet article.

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