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Être sportif de fin de semaine: bon pour le cœur?

26 novembre 2020

Observatoire de la prévention

Observatoire de la prévention

De l’Institut de Cardiologie de Montréal

Temps de lecture 2 minutes
Randonnée, vélo, hockey, ski de fond… Êtes-vous de ceux qui pratiquent avec enthousiasme des activités sportives le week-end après une semaine plutôt sédentaire? Voyez si cette approche est gagnante pour votre santé cardiovasculaire.

Les recommandations en activité physique

L’activité physique pratiquée durant les loisirs est associée à une réduction du risque de maladie cardiovasculaire, de cancer et de mortalité prématurée, toutes causes confondues. Pour cette raison, et aussi pour améliorer l’endurance cardiorespiratoire, l’état musculaire et osseux, et réduire le risque de maladies non transmissibles et de dépression, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande de:

  1. faire chaque semaine au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée ou au moins 75 minutes d’activité physique d’intensité soutenue (ou une combinaison des deux)
  2. pratiquer l’activité physique par périodes d’au moins 10 minutes
  3. effectuer des exercices de renforcement musculaire faisant intervenir les principaux groupes musculaires au moins deux jours par semaine

Les sportifs de fin de semaine

Les personnes qui choisissent de faire tous leurs exercices en 1 ou 2 jours seulement sont appelées familièrement «sportifs de fin de semaine» (de l’anglais weekend warriors).
En fait, les recommandations sur l’activité physique sont largement reconnues et promues par les autorités de santé publique, mais elles ne sont pas très précises quant à la fréquence des exercices. Par exemple, il est possible de satisfaire aux deux premières recommandations de l’OMS aussi bien en faisant 30 minutes d’exercice modéré pendant 5 jours qu’en faisant 75 minutes d’exercice d’intensité soutenue en une seule séance, comme un sportif de fin de semaine le ferait.

Obtient-on autant de bienfaits dans le second cas de figure que dans le premier? Cette question est importante puisque, dans nos sociétés modernes où le travail et les responsabilités familiales sont très prenants, l’activité physique est de plus en plus pratiquée les jours de congé seulement.

Le verdict: l’activité physique diminue le risque de mort prématurée

Une petite quantité d’activité physique est non seulement bénéfique pour le maintien d’une bonne santé en général, mais elle peut aussi nous permettre de vivre plus longtemps. En effet, des études ont montré que même un niveau d’activité physique insuffisant selon les recommandations était suffisant pour réduire considérablement le risque de mortalité prématurée. C’est une bonne nouvelle!

Les études indiquent aussi que les activités physiques pratiquées par les sportifs de fin de semaine seraient suffisantes pour réduire les risques de mortalité de toute cause et celle causée par la maladie cardiovasculaire ou le cancer. C’est une très bonne nouvelle pour ceux qui ne peuvent faire davantage d’exercice physique qu’une ou deux fois par semaine!

Il y a tout de même des avantages certains à bouger au quotidien ou plus régulièrement que ce que font les sportifs de fin de semaine, incluant un plus faible risque de blessures musculosquelettiques et des bienfaits sur l’humeur et l’aptitude à l’apprentissage.

Besoin d’idées pour bouger?

En toute saison, pratiquer une activité de plein air, ça permet de bouger tout en étant dans la nature. Relaxation et énergie garanties!
Consultez le dossier Vive le plein air!

Et pour bouger même l’hiver, pourquoi ne pas penser aux sports que vous pourriez essayer cette année?
Consultez le dossier Cet hiver, on bouge dehors!

Cet article est adapté d’un texte initialement publié à observatoireprevention.org. Les études mentionnées ci-dessus sont décrites plus en détail dans l’article original.

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